Emmener son enfant chez un psy

Emmener son enfant chez un psy n’est pas toujours une démarche facile. Les idées reçues sont nombreuses, les réactions des autres parfois bien déplacées. Et pourtant…

Non, il n’est pas fou!

Beaucoup de parents craignent que le simple fait d’emmener leur enfant chez le psy « valide » en quelque sorte leur crainte qu’il ne soit fou. C’est un fantasme assez courant, qui aurait désormais tendance à s’effacer avec la médiatisation de la psychanalyse et de la psychologie au niveau du grand public. Aller consulter pour quelques séances ou engager une psychothérapie n’est pas « l’antichambre de l’asile psychiatrique », comme le rappelle la psychanalyste Geneviève de Taisne.

C’est de notre faute!

La culpabilité des parents est très, très fréquente. Pourtant, l’enfant a un problème précis à un moment donné, et il exprime par différents symptômes ou conduites (pipi au lit, agressivité, renfermement) son besoin d’aide. C’est tout! Un enfant réagira d’une certaine manière à un événement précis, un autre enfant réagira tout à fait différemment. De plus, la façon dont l’enfant perçoit la réalité n’est pas toujours conforme à la réalité. Il ou elle peut, par exemple, penser que ses parents ne l’aiment plus parce qu’ils lui ont refusé une sortie au cinéma, ce qui est généralement très loin de la réalité! Les enfants élaborent leur propre roman familial, et les parents ne doivent pas culpabiliser de l’interprétation faite par les enfants de leur vie.

Ça va durer toute sa vie!

Certainement pas. Quelques séances peuvent être suffisantes pour débloquer une situation. La psychothérapie peut durer un ou deux ans, mais rarement plus.

Tout le monde va le savoir!

Vous n’étes pas obligé(e) d’informer toute la famille de cette démarche, ni l’école d’ailleurs. C’est la vie privée de votre enfant, à lui/elle de décider. Une psychothérapie n’a pas à figurer non plus dans son carnet de santé, ni dans le dossier médical de l’école. Cela dit, aller voir un psy n’a rien de honteux.

Les psys sont tous un peu fous. Quelle idée d’aller leur confier mon enfant ?

Comme dans n’importe quelle profession, on rencontre chez les psys des personnes compétentes et d’autres non. L’important est d’écouter votre enfant et ses désirs. Vous pouvez aussi lui demander s’il est content ou pas de se rendre aux séances. La plupart du temps, s’il ou elle se rend chez le psy sans problème et qu’il/elle vous semble évoluer positivement, alors c’est positif. Au contraire, si l’enfant refuse de façon répétée d’aller aux séances, de parler au psy, et si vous vous rendez compte au bout de plusieurs séances qu’aucun résultat n’est apparent, questionnez votre enfant: « Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi ? » Parlez-en au psy et suivez votre instinct. Vous pouvez très bien changer de psy. Pour ce, n’hésitez à utiliser le bouche à oreille !

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