La violence au lycée

Le « profil type » du lycée confronté à la violence

Partout en France, dans leur lycée ou à la sortie des cours, les lycéens sont de plus en plus régulièrement victimes de violences. La justice est le plus souvent saisie d’affaires de racket ou de bagarres. Mais sachez que des comportements plus anodins, comme le bizutage, les menaces ou les insultes répétées, peuvent également être sanctionnés par les tribunaux. Pourtant, Elise, 15 ans, ne se sent pas très concernée par le problème: « Nous, les filles, on n’est pas vraiment ennuyées. Ce sont plutôt les garçons! ». De fait, tous les lycéens ne seraient pas égaux devant le risque: vous êtes un garçon, âgé de plus de 15 ans, d’origine étrangère, issu d’un milieu modeste, vous habitez en banlieue, et vous êtes inscrit en lycée professionnel? Mauvaise pioche: selon les statistiques officielles, vous avez les plus grands risques d’être un jour confronté à ce problème.

Comment réagir ?

Devant l’inquiétude suscitée par cette violence, le dispositif de prévention a été renforcé par le ministère de l’Education nationale: personnel d’encadrement, enseignement d’éducation civique, juridique et sociale, ou encore (ça c’est sympa) des vedettes venant dans les établissements scolaires pour dire aux élèves: « Sus à la violence ! ». Elise, quant à elle, trouve plutôt rassurant la surveillance policière mis en place autour des lycées recensés comme étant « à risque ».

Que justice soit faite !

En cas de problème, sachez que des sanctions sont prévues: elles peuvent aller, dans les cas les plus graves, jusqu’au conseil de discipline de l’établissement scolaire… et au tribunal quand la justice est saisie! Si vous n’osez pas prévenir directement votre chef d’établissement, adressez-vous au conseiller d’éducation, à l’assistante sociale ou à un de vos professeurs. Bien sûr, parlez-en également à vos parents. Si vous êtes majeur(e), vous pouvez également porter plainte vous-même. Mais le plus souvent, les agressions restent impunies, car les victimes craignent les représailles.

Alors, comme il n’est pas toujours facile de faire le pas, plusieurs numéros gratuits ont été mis en place pour aider les jeunes victimes, en tout anonymat: « Jeunes violence écoute » au 0800 20 22 23, ou encore « S.O.S Violence » (violence à l’école) 0801 555 500.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *