Le point G, un point de controverse…

Focus sur le point G

Existe, existe pas ? Fantasme ou réalité ? Le débat « Point G » fait rage depuis de nombreuses années et reste d’actualité. Une seule solution pour trancher: le chercher sur soi ou sur sa partenaire.

« Le point G ? Je n’y crois pas du tout, lance Noémie, 28 ans.

A mon avis, c’est un truc un peu marketing pour enrichir la presse et les sexologues. C’est le cerveau qui fait office de point G chez une femme ». A ce premier point de vue largement répandu sur le point G, fait écho un autre discours, celui de Laurence par exemple : « Je n’ai jamais ressenti d’orgasme. Pourtant je crois au point G. A l’intérieur de moi, je ressent une zone particulièrement sensible : un point hyper nerveux et un peu rugueux. Quand j’y touche, cela me donne envie de faire pipi. Je crois qu’on a là tous les symptômes d’un point G, mais je n’ai jamais réussi à l’exploiter ». Alors, info ou intox le point G ? Interrogez des femmes de divers milieux et âges sur le sujet et vous obtiendrez deux sons de cloche totalement différents. Pour certaines, le fameux point G est une pure fantaisie de l’esprit. Pour d’autres, c’est une réalité – même si beaucoup admettent ne pas l’avoir trouvé.

G comme Grafenberg

Pourtant, à croire les spécialistes, le mystérieux point G existe bel et bien. Découvert par un médecin allemand – E. Von Grafenberg – qui lui a donné l’initiale de son nom, le point G est une petite zone de tissu érectile, situé de 2,5 cm à 5 cm à l’intérieur du vagin, derrière l’os du pubis. Cette zone est particulièrement érogène. Stimulée, elle déclenche un orgasme vaginal et sécrète également un liquide qui peut sortir en jets, comme une éjaculation. Cette éjaculation féminine a même été scientifiquement analysée par des chercheurs américains au début des années 80. Selon eux, sa composition ressemble à celle du fluide sécrété par la prostate chez les hommes. Rien à voir avec de l’urine – encore moins avec du sperme. Alors pourquoi un tel débat ? Tout simplement parce que le point G n’existe pour sûr que chez un petit nombre de femmes. Il demeure aussi un mystère : on ne sait pas s’il s’agit d’une glande – ou d’autre chose. Les médecins légistes, au moment des dissections des cadavres, ne l’ont jamais trouvé. Le mystère reste donc entier : il existerait bel et bien chez certaines femmes mais impossible de le chopper. Autant dire que la controverse reste entière. Le meilleur moyen de s’assurer de son existence reste encore de tester sur soi. Inutile pour autant de se désespérer si l’exercice est un fiasco : il n’y a pas que le point G pour se faire du bien… Et heureusement.

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