Se remettre d’une fausse couche

Comment se remettre d'une fausse couche

Une grossesse débutante sur dix se solde par une fausse-couche. Accident relativement fréquent, elle n’est cependant jamais anodine. Choc physique et psychologique, elle est souvent difficile à surmonter, car la femme et son conjoint doivent effectuer un vrai travail de deuil.

Les raisons d’une fausse-couche

Une fausse-couche est l’arrêt d’une grossesse entre son début et la 22e semaine d’aménorrhée (cinq mois de grossesse). Lorsqu’elle survient entre deux et cinq mois, on parle de fausse-couche tardive, c’est un accident relativement rare. La fausse-couche est considérée comme une véritable pathologie lorsqu’elle se répète plus de trois fois de suite.

Les causes sont multiples, mais dans la plupart des cas (quasiment huit fois sur dix), il s’agit d’un désordre chromosomique (c’est-à-dire génétique) accidentel, et l’on peut estimer que de toutes façons, cet enfant n’était pas viable. Dans les autres cas, la fausse-couche peut être déclenchée par une infection, une maladie virale.

Lorsque la fausse couche est tardive, la cause principale est alors une malformation de l’utérus ou une béance du col.

Les fausses-couches à répétition peuvent en outre provenir de déficiences du système immunitaire.

Les conséquences d’une fausse-couche

Les conséquences sur le corps dépendent bien sûr de la cause de la fausse-couche, et du moment où elle est survenue (en tout début de grossesse ou plus tard). Quant aux conséquences psychologiques, elles sont extrêmement variables selon la personnalité de la femme, sa vie à ce moment-là, ce que représentait cette maternité pour elle et son couple. La culpabilité est souvent présente, « c’est de ma faute, je ne me suis pas assez reposée, j’ai porté des choses lourdes, je suis partie en voyage etc. » Cette culpabilité est injustifiée car un effort, une fatigue, peut à la limite déclencher le terme d’une grossesse dont l’évolution était déjà compromise, mais n’est en aucun cas à l’origine de l’arrêt de cette grossesse.

« Il faut continuer à se faire confiance, » souligne le docteur Jacques Bouvet, gynécologue-obstétricien à la maternité des Lilas. « Une fausse-couche est un accident, pas une fatalité. Dans la plupart des cas, la grossesse suivante se passe bien. Une fausse-couche, c’est dur, mais au moins dans ce cas-là on sait que le couple n’est pas stérile, et ça c’est important ».

Après une fausse-couche, il ne faut jamais hésiter à demander à son médecin toutes les explications que l’on juge nécessaires, à en parler avec lui pour bien comprendre ce qui s’est passé. La survenue d’un grand sentiment de tristesse, de découragement est « normale », car la femme, et le couple, doivent faire un vrai travail de deuil. Il ne faut cependant pas laisser cette tristesse s’installer, « s’enkyster « .

Un soutien psychologique peut être nécessaire pour passer ce cap.

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