Le deuil : rupture amoureuse ou perte d’un emploi

Le deuil est une réaction normale, naturelle, suite à la perte d’un être cher, mais aussi parfois dans des situations particulières, comme la rupture amoureuse ou la perte d’un emploi…

Lorsque l’on perd un « objet » d’affection, on passe par plusieurs étapes:

La première étape est une étape de choc

La nouvelle tombe, et telle un ouragan, elle nous met à terre, nous foudroie. Cet état de choc s’accompagne d’une sidération psychique. La vie est comme « anesthésiée », en suspension, et la première réaction est de se dire: « c’est pas vrai ». Il s’agit d’une phase de déni, où le principe de réalité et le principe de plaisir s’affrontent. L’endeuillé vit de façon automatique, par réflexe de survie en quelques sortes.

Puis viennent les pleurs : il faut que l’émotion sorte, pour que la douleur soit exprimée. Le travail de deuil va pouvoir commencer, avec tout d’abord une phase dépressive…

En effet, suite à cette phase de choc survient une phase dépressive, caractérisée par une profonde tristesse, du désespoir et de la détresse, un désintérêt pour le monde extérieur avec une perte passagère de la capacité d’aimer, et une augmentation de l’attrait pour ce qui touche au morbide.

Peuvent apparaître des sentiments de culpabilité, d’auto-accusation et parfois des idées suicidaires. C’est une phase très douloureuse pour le sujet, mais nécessaire car c’est au coeur même de cette phase de dépression que le travail de deuil peut se réaliser.

Ensuite, on assiste à une phase de désinvestissement progressif de l’objet perdu avec parallèlement une intériorisation progressive des souvenirs qui nous reliaient à la personne. On passe en revue les bons moments, les mauvais, et le temps fait les reste. Peu à peu, le défunt prend une réalité psychique et son absence physique est enfin acceptée.

La réadaptation constitue la dernière phase du deuil, marquée par un réinvestissement du monde extérieur, la capacité de refaire des projets et de s’inscrire dans le futur, mais surtout, la capacité de désirer à nouveau.

Il faut savoir que ces phases ne sont pas fixes, et qu’elles peuvent être plus ou moins longues selon les gens.

On considère que le deuil est achevé lorsque la personne est capable d’évoquer de façon réaliste les plaisirs et déplaisirs vécus avec la personne décédée. On dit souvent que la durée d’un deuil varie entre 1 et 2 ans, mais il faut savoir que des deuils peuvent se dérouler plus ou moins bien et donc prendre plus ou moins de temps suivant la structure psychologique au sein de laquelle ils viennent s’inscrire.

Chaque vie est unique, chaque relation l’est aussi… Ainsi, chaque deuil a sa propre histoire…