La sage-femme : une présence capitale

De la grossesse à la naissance de bébé, la sage-femme apporte un soutien précieux à la future maman. Retour sur une profession souvent mal (re)connue…

Avant, pendant et après bébé

Avant, pendant et après la naissance de bébé, la sage-femme est là pour veiller sur la petite famille. Tant que la grossesse et l’accouchement se déroulent normalement, c’est elle qui est aux commandes.  » Elle a les mêmes fonctions qu’un médecin, mais elle a plus de temps à consacrer à la future mère. L’obstétricien, lui, intervient surtout en cas de pathologies « , commente Evelyne Mothé, directrice de l’Ecole des sages-femmes de l’Hôpital Saint-Antoine à Paris. Pendant neuf mois, la sage-femme veille au bien-être de la maman (prise de poids, sommeil…). Elle est aussi là pour donner aux parents des informations plus pratiques : hygiène du tout-petit, possibilités de garde, reconnaissance de l’enfant en dehors du mariage… Elle est enfin qualifiée pour dépister des pathologies chez la femme enceinte et prescrire des examens et des traitements.

Présente jusqu’au départ du bébé

Au moment de l’accouchement, « la sage-femme assure un contexte serein pour la future maman, précise Evelyne Mothé. Si tout va bien, elle est seule. Sinon, elle s’entoure de compétences, comme le pédiatre, l’obstétricien ou l’anesthésiste. Dès l’apparition de pathologie, elle passe la main à l’obstétricien « . Elle peut toutefois réanimer l’enfant et soigner les hémorragies de la délivrance. Ensuite, après la naissance, la sage-femme accueille le nouveau-né, vérifie ses fonctions vitales, le prend en charge. Soucieuse de son accueil, elle le présente à ses parents puis accompagne la mise au sein. Pendant les quelques jours qui suivent la naissance, elle accompagne les parents dans les soins du bébé : le bain, le cordon, les diarrhées, la fièvre… Un rôle primordial qui, de l’avis des sages-femmes, n’est pas suffisamment reconnu. Leur statut devrait donc être revu et leur salaire réévalué. En attendant,  » Il faut s’attendre à les revoir prochainement dans la rue « , prévoit Evelyne Mothé.

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