Que faire en cas de total désaccord avec sa belle famille ?

Autrefois, les désaccords avec les belles-familles naissaient souvent de motifs religieux et culturels, notamment autour de la question de l’éducation des enfants. Dans le cas de mariages mixtes, entre juifs et catholiques par exemple, ce cas peut encore se produire, mais il est de plus en plus rare: « Je vois moins de couples qui rencontrent des problèmes en raison de différences culturelles que des couples d’une même culture qui ont des problèmes à cause de la belle-mère », souligne Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre, psychothérapeute et auteur de Repenser le couple (éd. Réponses/Robert Laffont). Toujours la belle-mère ! Comme ce n’est pas elle qu’on enverra consulter un psy, il peut ne pas être inutile, si le désaccord va jusqu’à menacer la stabilité du couple, de consulter un spécialiste: le regard d’un professionnel de la psyché, que l’on rencontre seul(e) ou à deux, peut aider à voir ce qu’on ne voyait pas, ou à exprimer des émotions douloureuses.

L’important: être conscient(e)!

Un désaccord avec sa belle-famille peut renvoyer profondément au psychisme de chacun. Prenons l’exemple de cette conversation entendue récemment, entre deux femmes de trente ans, fut-ce sur le ton de la plaisanterie: l’une disait « l’homme le plus beau du monde, c’est mon père », et l’autre « le plus beau du monde, c’est mon mari ». La première risque d’être plus troublée que la seconde en cas de conflit entre son mari et sa famille. Chaque grain de sable familial ou conjugal révèle, en effet, la manière dont nous nous sommes construit psychiquement et affectivement depuis la petite enfance. L’important, c’est de ne pas agir en aveugle, d’essayer d’être conscient de ce qui se joue, pour soi et pour les autres, dans ce psychodrame familial. En n’hésitant pas à se faire aider par un professionnel si le fardeau devient trop lourd à porter.