Ils n’ont pas forcément choisi, mais ils assument. Jonglant avec les tâches matérielles, l’éducation, le boulot et les factures, les papas célibataires ont parfois bien du mal à sen sortir. Témoignages…

Un dur apprentissage…

La première difficulté des pères, au lendemain de la rupture, est d’assurer l’intendance et, pour certains, d’apprendre à s’occuper de leurs bambins. Pas toujours évident quand on n’a pas encore surmonté la séparation ou le deuil :  » J’étais mal, je n’avais pas l’habitude de gérer le quotidien, alors m’occuper de mon fils de 11 ans me dépassait « , avoue Pascal, qui a la garde de son aîné.  » Il faut avoir un emploi du temps très souple pour tout assurer seul : la lessive, la bouffe, les déplacements, les maladies, témoigne Paul, qui vit avec ses trois enfants. Chacun doit mettre la main à la pâte, sinon on ne s’en sort pas. On loue parfois les dieux de la terre entière d’avoir créé Monsieur Pizza ou Monsieur Congelé « . Même s’ils s’organisent et tentent de (re)distribuer les rôles à la maison, les papas célibataires mettent forcément une part de leur existence entre parenthèses :  » On sacrifie sa vie d’adulte. Je n’ai pas pris de vacances depuis qu’ils vivent avec moi. Quant aux femmes, n’en parlons pas ! Un homme avec trois enfants est aussi effrayant qu’un TGV en train de dérailler « , conclut Paul.

 » J’aide mes enfants à grandir « 

L’éducation en solo génère aussi des frustrations :  » Avant, les rôles étaient complémentaires. Maintenant, le poids des responsabilités et du quotidien me rend moins léger avec lui, moins disponible « , souligne Pascal.  » Il n’y a personne pour me contredire ou m’aider, ajoute Paul. J’ai peur de « rater » ma fille, de ne pas réussir à lui donner l’aide nécessaire à son épanouissement « . Par ailleurs, ces pères sont souvent considérés comme des extraterrestres et le regard qui est porté sur eux peut s’avérer difficile à supporter :  » Ma situation provoque souvent un mélange de sentiments contrastés : pitié, admiration et méfiance « , témoigne Alain, qui élève son fils de 12 ans depuis son plus jeune âge.

Alors, ‘papa célibataire’ rime-t-il exclusivement avec galère ?  » Etre père en solo est difficile, coûte beaucoup, mais apporte énormément, reconnaît Paul.

Je ne vois pas seulement mes enfants grandir, je les aide à grandir « …

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