Les joies des auberges de jeunesse

Avec quelques économies en poche et grâce aux prix dégriffés proposés par les compagnies aériennes, il est aujourd’hui possible de s’envoler vers des destinations lointaines. Cependant, quand on a réuni la somme nécessaire pour le billet, le problème du logement se pose. Pour éviter la belle étoile, économique mais peu attrayante, une alternative peu onéreuse: l’auberge de jeunesse.

Conviviale et bon marché, c’est la solution rêvée pour les jeunes baroudeurs en quête de sécurité, confort et bonne ambiance.

La solution idéale

Fleur a 23 ans. Passionnée et engagée au sein d’une opération humanitaire, elle partira dans quelques semaines à l’autre bout du monde. Adepte, depuis plusieurs années, des auberges de jeunesse, partir seule ne lui fait pas peur, tant ses expériences passées renferment de bons souvenirs. « Dès l’âge de 17 ans, j’ai commencé à partir seule ou en groupe, sac au dos, vers des destinations de plus en plus lointaines. Il m’était impossible de me payer une chambre d’hôtel pendant une semaine, et le camping ne m’a jamais vraiment tentée.

La première auberge de jeunesse qui a croisée ma route était celle de Quiberon en Bretagne, et au vue des 45 francs exigés pour passer une nuit, je n’ai pas hésité ! J’ai bien fait… En plus du confort et de la chaleur de l’accueil, j’ai vraiment découvert un état d’esprit particulier que j’ai retrouvé dans chacun de mes voyages par la suite… Aujourd’hui, je suis une fervente adepte des auberges de jeunesse, et en Afrique ou en Europe, c’est vers elles que je me tourne lorsque je sillonne les routes… « , explique-t-elle.

Qui sont les « ajistes » ?

Même si leur rapport qualité-prix défie toute concurrence, (de 45 à 75 francs en moyenne pour la nuit, en dortoir) une auberge de jeunesse ne se cantonne pas à ressembler à un hôtel bon marché. On s’y rend avec l’esprit des « ajistes » (adeptes des auberges de jeunesse) ouverts et dispos à rencontrer d’autres jeunes pour vivre en communauté le temps d’un séjour. « L’intérêt des dortoirs souligne Fleur, est évident. La première appréhension dépassée et la timidité vaincue, on réalise combien il est enrichissant de partager une pièce avec d’autres jeunes qui voyagent dans les mêmes conditions.

Les discussions commencent vite, les expériences se partagent, les bons plans se distribuent, et les amitiés naissent.. ! « . Ici, pas question et impossible de rester dans son coin. Le soir venu, la pièce commune prend des allures multicolores, en rassemblant le temps d’un verre les ajistes venus du monde entier. De l’étudiante israëlienne qui se rend en Belgique, au baroudeur américain, en passant par la parisienne en vacances, on rencontre de tout dans les auberges! Et la vie en groupe impose que chacun mette la main à la pâte: la propreté des parties communes, par exemple, dépend de la bonne volonté de chacun.

Où trouver une auberge de jeunesse ?

Fondé en 1956, la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse (FUAJ), recense aujourd’hui près de 200 établissements en France à la ville comme à la campagne et offre plus de 17000 lits. Dans le monde entier, c’est un réseau de plus de 6000 auberges, implantés dans 66 pays !Pour obtenir la carte membre de la FUAJ ou connaître les auberges officielles, il suffit de se rendre sur le site de la FUAJ :http://www.fuaj.org

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