Diététiciens et Nutritionnistes : qui consulter ?

Quelles différences existe-t-il entre un nutritionniste et un diététicien ? Pour quelles raisons consulter l’un ou l’autre ? Comment se déroule une première consultation ?

Petit guide pour faire le bon choix…

Qui sont-ils ?

Le diététicien est un professionnel de santé, spécialiste de l’alimentation et formé à la prise en charge diététique. Il est titulaire soit du BTS de diététique soit du DUT de biologie appliquée option diététique. Ce diplôme lui permet d’utiliser le titre de diététicien, un titre reconnu par le ministère de la santé.

Le nutritionniste est un médecin titulaire d’un DESC : diplôme d’études spécialisées complémentaires. Il a donc, lors de son cursus d’interne, fait des stages validant pour la nutrition. Cette spécialité est très récente en France et il n’existe que trois services hospitaliers de nutrition.

Pour qui ?

Les conseils diététiques et nutritionnels concernent les personnes qui doivent suivre un régime thérapeutique car elles souffrent de troubles divers : obésité, diabète, troubles du comportement alimentaire, pathologies digestives…

Ces consultations s’adressent aussi aux personnes bien portantes, mais qui souhaitent revoir leur équilibre alimentaire, comme l’enfant ou l’adolescent, qui peuvent connaître des périodes de dégoût alimentaire, la personne âgée, la femme enceinte, le sportif, l’homme d’affaires…

La première consultation

Que l’on choisisse d’aller voir un nutritionniste ou un diététicien, cette première consultation sera toujours la plus longue. Elle permet d’établir un bilan approfondi, retraçant l’histoire de la prise de poids ou de l’amaigrissement, les antécédents familiaux, les événements marquants de la vie, les habitudes alimentaires.

Le médecin nutritionniste se livrera à un examen clinique et prescrira éventuellement des examens complémentaires.  » Je ne conseille jamais de régime lors du premier rendez-vous, explique le Dr Dominique-Adèle Cassuto. Même si je sais déjà souvent ce que je vais leur proposer. En revanche, je leur donne un carnet alimentaire, avec un questionnaire détaillé, et leur demande de le remplir quotidiennement pendant quinze jours. Ils y notent leurs habitudes et donnent des indices plus subtils comme la faim, la satiété, l’envie, l’ennui. Lorsque je les revois, je leur demande de commenter leurs notes. Cela les étonne souvent mais leur permet une première prise de conscience de leurs mauvaises habitudes. Je garde ces premières fiches car elles constituent une photo des erreurs passées.  »

La prescription et le suivi

On ne parle plus de régime,  » mais de prescription diététique ou de recadrage alimentaire, cela revient strictement au même, commente D-A Cassuto. La mode actuelle est de faire croire que si on ne parle pas de régime, on n’est pas dans la restriction cognitive ou réelle ; le projet est d’apprendre à manger moins sans s’en rendre compte ! « .

Cette prescription est remise au patient lors d’un second entretien. Elle se doit d’être détaillée et explicitée pour être bien suivie, accompagnée aussi de conseils d’activité physique et de lutte contre la sédentarité.

Le rôle du praticien et du diététicien sera ensuite d’accompagner la personne.  » Plus l’alimentation est déséquilibrée, plus la personne a des difficultés à rééquilibrer et nécessitera un suivi rapproché, note Sabine Casanova, diététicienne.  » Tout son travail va être de soutenir le patient pour qu’il atteigne les objectifs qu’ils se sont ensemble fixés. Un suivi psychologique parallèle est bien évidemment conseillé.

Seul le nutritionniste peut délivrer une ordonnance pour des médicaments, il en existe deux actuellement en France, ils sont chers et non-remboursés. Les nutritionnistes en prescrivent peu, et jamais lors des premières consultations.

En savoir plus:

Le prix des consultations : variable entre 54 E et 76E pour le bilan, et 30 E à 60 E pour les consultations de suivi.

Association des diététiciens libéraux : 01 39 51 51 99

Leur site : 
www.adl-asso.com
www. obesite.com et www.gros.org 

Le groupe de réflexion de l’obésité et du surpoids mène une réflexion sur les situations conduisant à des excès alimentaires. Il présente notamment les thérapies comportementales et cognitives, aide possible à ces difficultés. Certains hôpitaux offrent des possibilités de prise en charge en externe, dans une perspective cognitivo-comportementale, dans le cadre du traitement de l’obésité.

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