Quitter ses parents, c’est facile ?

Un jour, tu quitteras la maison. D’ailleurs, quand tes parents t’énervent, tu ne manques pas de leur dire que tu seras très content(e) de partir. Mais est-ce si simple de claquer la porte ou de quitter papa-maman ?

Mes parents me gonflent

Lorsque tu es enfant, tu fais tout avec tes parents. En devenant ado, tu cherches un peu plus d’intimité. Et cette recherche d’indépendance se traduit souvent à la maison par un gros clash. Tu es désagréable avec tes parents, ne leur adresses plus la parole, t’énerves pour un rien…eux ne comprennent pas pourquoi tu es subitement insolent(e) et imbuvable. Alors que c’est la manière que tu as trouvée de te créer un monde à toi, de vivre ta propre vie, en dehors de ta famille. De cette manière, tu essaies de leur dire  » Lâchez-moi, laissez-moi vivre ma vie. » Parfois, tu les menaces même de quitter la maison ! Mais tu y restes…car au fond, on en se débarrasse pas en deux minutes de l’attachement si fort que l’on éprouve envers sa famille.

Jamais sans mes parents

A l’inverse, certains ados sont tellement proches de leurs parents qu’ils font tout ensemble, et n’imaginent même pas qu’il faudra un jour les quitter. « Certains parents se sentent obligés de continuer de protéger et d’entretenir dans la réalité leurs enfants même devenus grands, à qui ils n’osent manquer*. » estime la psychologue clinicienne Maryse Vaillant. Tu quitteras tes parents un jour, et eux de leur côté devront accepter d’être seuls sans toi. Or ils n’arrivent pas toujours à se priver de leurs enfants. Alors ils te font culpabiliser, te font des remarques du type: « oh, tu sors encore, tu vas laisser ta mère seule ! ». Ils te font bien sentir qu’ils ont besoin de toi, au lieu de laisser voler de tes propres ailes.

Comment se séparer sans se déchirer ou sans pleurer ?

Entre ces deux extrêmes de séparation difficile ou houleuse, d’autres ados et leurs parents envisagent sereinement le départ. Tes parents et toi ne doivent plus avoir craindre la solitude, ne plus envisager l’autre comme une béquille dont on ne peut se passer. Si tout le monde est zen, peu possessif ou peu angoissé, tout se passera bien.  » Quand le travail de séparation n’a pas été sapé par la peur du manque, les grands adolescents trouvent la force d’imposer la distance qui leur permet de prendre leurs marques.  » poursuit la psychologue. Il faut toujours se dire que partir de la maison est un vrai travail psychologique. Que cela ne s’improvise pas, ni dans la tête, ni au point de vue pratique. Un départ s’organise. Si tu te documentes suffisamment pour obtenir des aides et pour t’assumer en partie financièrement, tu rassureras tes parents, qui te laisseront partir le coeur plus léger!

Quelques pistes pour vivre seul(e)

Bourses pour les lycéens pour la bonne poursuite de leurs études.

Pour trouver un petit job.

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