Enfants en difficulté : le parrainage, une solution ?

Si le parrainage d’enfants du Tiers-Monde est déjà pratiqué depuis longtemps, peu d’entre nous savent que l’on peut aussi « parrainer » des enfants en France. Moins bouleversant que le placement judiciaire, le parrainage permet d’instaurer entre le « parrain » et son « filleul » une véritable relation d’affection.

Une relation d’amour ou d’amitié

Le parrainage, c’est la rencontre entre un enfant ou un adolescent en difficulté, et un adulte, bénévole, désireux de lui apporter son soutien. Cette aide ne correspond pas à une formule prédéterminée: le parrain peut recevoir son filleul pour le week-end ou les vacances, correspondre avec lui, lui offrir petits cadeaux ou gros câlins. Tout dépend de l’histoire qui se noue entre deux êtres…Pour autant, il ne s’agit pas d’un placement: l’accueil n’est pas forcément permanent et, surtout,  » le parrain n’a pas vocation à remplacer les parents « , selon Antoine Rébelo, président de l’association Un enfant, une famille. Il s’agit avant tout de donner un peu de stabilité et d’affection à un enfant vivant une situation familiale précaire : famille décomposée, parents déchus de leur droit de garde… Mais la relation qui s’établit entre l’adulte et l’enfant est souvent intense. A tel point que  » le parrainage débouche parfois sur un placement familial ou sur une adoption « ..

Comment devenir parrain

Certaines associations favorisent la rencontre de ces enfants et de familles. Elles s’assurent alors que le parrain est apte à assurer l’épanouissement de l’enfant : quelles sont sa motivation et sa disponibilité ? Sa famille adhère-t-elle à son projet ? En vingt ans d’existence, l’association d’Antoine et de Jeanine Rébelo a ainsi permis le parrainage de 350 enfants.Mais, si la formule est séduisante, beaucoup d’enfants sont encore en attente de parrains. Car, comme l’explique Antoine Rébelo,  » le manque de moyens des associations ne leur permet pas de se faire connaître des candidats éventuels « .

Une alternative au placement?

Plus respectueux de la famille que le placement, le parrainage est promis à un bel avenir. La ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance, Ségolène Royal, a en effet chargé un groupe d’experts, présidé par Marie-Dominique Vergez, présidente du tribunal pour enfants de Créteil, de réfléchir à la mise en place d’un cadre administratif et juridique. Propositions vers le 20 décembre…

Marie Blanchard, En attendant,le site de l’association, http://unenfantunefamille.free.fr , « Un enfant, une famille » offre une liste de contacts utiles.

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