Adolescence et délinquance : comment y échapper

Adolescence et délinquance: comment y échapper

Il existe une abondante documentation qui établit un lien entre l’affiliation à un gang d’adolescents et les résultats négatifs immédiats et à long terme sur le plan du développement dans divers domaines de la vie. Les gangs fonctionnent comme un contexte de facilitation du crime. Le lien entre l’appartenance à un gang et la délinquance, particulièrement les infractions graves et violentes, se maintient dans le temps, le lieu, les sous-groupes démographiques, les sources de données et les définitions des gangs et de leur appartenance.

D’autre part, les enfants et les jeunes placés en famille d’accueil sont capables d’accomplir des choses incroyables. Malheureusement, ils peuvent aussi avoir des comportements négatifs. Cela peut s’avérer difficile, surtout lorsque ces comportements franchissent la limite de la délinquance.

Qu’est-ce que la délinquance juvénile?

Il s’agit d’un acte criminel commis par un jeune de moins de 16 ans. Les actes de délinquance comprennent les infractions liées à la drogue et les crimes commis par des jeunes contre les personnes, les biens et l’ordre public.

Les actes de délinquance commis par des jeunes, comme le vol, les voies de fait contre autrui ou les dommages matériels, peuvent entraîner leur participation à long terme au système de justice pour les jeunes et les amener à consommer de la drogue, à abandonner l’école, à être incarcérés, à avoir un comportement criminel à l’âge adulte.

Qu’est-ce que la délinquance juvénile

Quatre types de facteurs de risque

Parce qu’elle donne de si mauvais résultats pour les jeunes et pour la société, beaucoup de recherches ont été faites pour comprendre les causes de la délinquance. Les experts  concluent que les comportements délinquants sont dus en partie à l’interaction de quatre types de facteurs de risque.

Les facteurs de risque individuels qui comprennent le comportement antisocial à un jeune âge, un mauvais développement cognitif, l’hyperactivité et des facteurs émotionnels comme les problèmes de santé mentale.

Les facteurs de risque familiaux liés au comportement délinquant comprennent la pauvreté, les mauvais traitements (y compris la négligence), la violence familiale, le divorce, la psychopathologie parentale, les comportements antisociaux familiaux, la parentalité chez les adolescents, la monoparentalité et la taille des familles nombreuses.

Les facteurs de risque des pairs qui comprennent le rejet par les pairs et l’association avec des pairs qui enfreignent la loi et s’attirent des ennuis. Le fait d’avoir un groupe de pairs délinquants est le facteur de risque le plus important de délinquance au cours des années précédant l’adolescence.

Les facteurs de risque de délinquance à l’école et dans la communauté comprennent un faible engagement à l’école, de mauvais résultats scolaires, de faibles aspirations scolaires, des quartiers désorganisés, la concentration des groupes de pairs délinquants et l’accès aux armes.

Ces facteurs de risque peuvent se chevaucher. Dans certains cas, la présence d’un facteur de risque contribue à l’existence d’autres facteurs.

Facteurs de protection

Bien qu’il n’existe pas de solution magique pour prévenir la délinquance, la compréhension et la mise en place de facteurs de protection sont un bon point de départ. Les facteurs de protection sont des traits ou des expériences qui aident à contrecarrer les facteurs de risque. Selon certains spécialistes, ces facteurs de protection peuvent réduire la probabilité de comportements délinquants.

Résilience des jeunes

La résilience est le processus de gestion du stress et de bon fonctionnement même face à l’adversité et aux traumatismes. Les caractéristiques de la résilience des jeunes comprennent : l’espoir, la spiritualité, une vision positive de soi, une attitude positive globale, la confiance aux autres, un sentiment d’autonomisation, une croyance réaliste en la capacité de réussir, la motivation, le sens du but, une orientation future positive et la prise en charge de soi-même.

En outre, les liens avec les gens et les institutions aident les jeunes à accroître leurs connaissances et leurs compétences, à avoir un sentiment d’appartenance et à trouver un sens à leur vie.