Les trois règles d’or de la psychanalyse

Une analyse obéit à trois grandes règles, comme la tragédie classique. Règle n°1: l’unité de lieu. Règle n°2: la régularité des séances. Règle n°3: la règle d’abstinence.

Règle n°1: l’unité de lieu

Les séances de psychanalyse se déroulent toujours dans le cabinet de l’analyste. Une évidence? Dans les années cinquante, beaucoup d’analystes n’hésitaient pas à recevoir leurs patients dans leur maison de campagne pour ne pas interrompre la cure. Freud lui-même emmenait des patients en vacances. C’était le temps des pionniers, qui ont multiplié les essais…

Règle n°2: la régularité des séances

La périodicité des séances est fixée dès les premiers entretiens. L’analyste et son patient doivent respecter ce cadre. Pourquoi? Le respect des horaires fixés favorise l’instauration de la confiance et la continuité du travail analytique.

Règle n°3: la règle d’abstinence

A l’époque de Freud, le patient s’engageait, pendant toute la durée de son analyse, à ne prendre aucune décision importante, professionnelle ou affective, de façon à ce que l’énergie psychique soit entièrement disponible pour le travail analytique. Mais l’analyse ne durait que quelques mois à raison d’une séance par jour. Aujourd’hui, la règle d’abstinence implique que l’analyste et son patient n’aient aucun contact entre eux en dehors des séances. L’analyse est « une autre scène », selon le mot du psychanalyste Serge Tisseron, « et ce qui se déroule dans l’espace de la séance concerne la réalité psychique des protagonistes et pas du tout leur réalité quotidienne ».

En savoir plus

A lire:

– Cinq leçons sur la psychanalyse, Sigmund Freud, éd. Payot (1989).

– Psychanalyse, sous la direction d’Alain de Mijolla et Sophie de Mijolla Mellor, éd.PUF (1996).

– Eléments d’introduction à la psychanalyse, Alain Vanier, éd. Nathan (1999).

– Histoire de la psychanalyse, Elisabeth Roudinesco. Deux tomes, éd. Fayard (1994).