Tout savoir sur la boulimie sympathique

Sophie, la boulimique sympathique

Sexe : Féminin à 95 %

Age : Entre 12 et 45 ans

Poids : Fluctuant, souvent normal

Classes sociale : Plutôt aisée

Adresse : Pays occidental

Niveau intellectuel : Elevé

Botte secrète : Une bonne humeur inconditionnelle qui cache un désastre émotionnel

Confiance en soi : Fragile

Déprimée : Souvent

Phrase fétiche : « Je ne peux pas venir déjeuner avec vous, j’ai des trucs à faire. »

Objet fétiche : La balance (si possible sensible au gramme près)

Repas : Anarchiques, en solitaire

Relations aux autres : Rares et superficielles

Crises de boulimie : fréquentes en fin de journées devant la télévision

Signe particulier : fait parfois souffrir sa carte de crédit, se réveille souvent avec la gueule de bois, des objets qui ne lui appartiennent pas ou des hommes qu’elles ne connaît pas.

La boulimie (bulimia nervosa)

Du grec bous: boeuf et limos: faim, le terme boulimie signifie littéralement faim de boeuf. L’étymologie de ce mot n’est pas adapté au trouble puisque les absorptions d’aliments s’effectuent généralement sans sensation de faim. Une crise de boulimie répond aux caractéristiques suivantes :

– Absorption en une période de temps limitée (par exemple au moins 2 heures) d’une très grande quantité de nourriture en l’absence de sensation physique de faim.

– Absorption très rapide de tout type de nourriture. La crise boulimique, souvent précédée d’une période de fébrilité, se déroule le plus souvent dans un état crépusculaire, au cours duquel l’individu se sent comme dédoublé.

– Perte de contrôle sur les quantités, les produits, et la limite de la fringale. La personne boulimique fonctionnant selon un principe de tout ou rien, le moindre écart alimentaire implique qu’on aille jusqu’au bout. Le fait que le vomissement soit facilité par la plénitude du ventre est aussi l’une des motivations qui conduit la boulimique à avoir une boulimie complète dès lors qu’elle a commencé à manger.

– Prise alimentaire en solitaire

– Comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à annuler la prise de poids, tels que: vomissements provoqués; emploi abusif de laxatifs; diurétiques; lavements et autres médicaments; jeûne; exercice physique excessif.

– Sentiment de dégoût de soi-même, culpabilité d’avoir trop mangé ou de s’être fait vomir.

Les épisodes de crise et les comportements compensatoires ont lieu en moyenne deux fois par semaine durant au moins trois mois.

La boulimie survient suite à des contrariétés ou dans les temps morts vécus comme ennui, vide intolérable.