La sexualité n’a pas d’âge…

La vie sexuelle ne naît pas avec la première expérience de l’adolescence ou du jeune adulte. L’instinct sexuel existe chez les enfants…

Bien évidemment, il ne s’agit pas à cet âge d’avoir des rapports physiques, mais beaucoup de choses se déroulent dans leur imaginaire. D’où l’idée que la sexualité se prépare grâce à un certain nombre de passages vécus durant l’enfance. Le pavé dans la mare fut lancé par Freud, l’inventeur de la psychanalyse, qui déclarait au début dusiècle que nos bambins ont une sexualité.

Cette idée peut sembler étrange mais elle se comprend aisément : primo, les enfants sont sollicités par les sensations naissant de leur corps : un plaisir dit érogène, d’où les surprises de la maman voyant son enfant se livrer à la masturbation à un âge précoce.

Secundo, le bébé de l’amour prend pour modèle le couple parental qui l’a conçu. Son attachement pour le parent du sexe opposé est un phénomène prenant le nom de complexe d’OEdipe et qui préfigure ses relations de couple ultérieures. C’est ainsi que les petits garçons voudront « se marier » avec leur mère et que les petites filles souhaiteront « avoir un enfant » avec leur papa. Reprenons les propos de la psychanalyste Joyce MC Dougall à propos de l’influence du modèle parental : « La petite fille cherchera à s’identifier à sa mère, non seulement dans sa maternité mais aussi dans ses relations amoureuses et sexuelles, et elle rêvera d’un homme (souvent à l’image de son père) qui sera un jour son amant, son mari et le père de ses enfants. »

Ces sentiments orienteront le comportement sexuel adulte. Tout cela reste bien entendu purement dans l’imaginaire, pas dans la réalité, et l’enfant doit être amené à renoncer à ces idées pour investir le monde extérieur. L’issue favorable de ces périodes est que la petite fille et le petit garçons feront tout pour ressembler à leurs parents qu’ils envient. A ceci près que si père ou mère sont menaçant, absents, envahissants ou méprisants, ils rendent ce besoin de ressemblance précaire et cela aura un retentissement néfaste dans la vie sexuelle.

Par exemple : un petit garçon ayant un père injuste dont il a très peur éprouvera le plus grand mal à se mettre dans la peau de ce père terrifiant.

En conséquence, il adoptera une attitude de refus de la virilité et de passivité lorsqu’il sera adulte pouvant se traduire par de l’impuissance ou une éjaculation précoce.

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