psychonet
Violences conjugales : comprendre la psychologie des victimes

Les violences conjugales font plus de victimes chaque année que le cancer du sein. Au cours de sa vie, une femme sur trois est en proie à la violence conjugale. Selon le rapport des Fonds de Développement des Nations Unies pour la Femme, ce phénomène touche les femmes sans exception, quelque soit leur groupe social ou économique. La conférencière Judy Da Silva, auteur de nombreux ouvrages notamment sur le harcèlement conjugal, nous aide à identifier ce fléau du couple et à connaitre les clefs pour s'en sortir.
A partir que quand peut-on vraiment se dire victime de violences conjugales ?
Judy Da Silva :
Il existe plusieurs formes de violences : la violence physique, psychologique ou sexuelle. Les signes d'avertissement sont visibles dès que le respect envers l'autre est bafoué. Il faut aussi rappeler que ces violences qui touchent de plus en plus de femmes, touchent aussi directement les enfants qui sont souvent les victimes collatérales et oubliées de ces agressions.

Quel pays souffre le plus des violences conjugales ?
J. D. S :
La France arrive en troisième position ! Le Maroc et l'Algérie arrivent en tête. L'Espagne, qui était en retard, avance aujourd'hui à pas de géant dans la lutte contre la violence. Notre pays a donc beaucoup à faire dans ce domaine.

Y a-t-il aussi des hommes qui souffrent de violences conjugales en France ?
J. D. S : En effet seulement 5% des hommes sont victimes de violences. Mais je pense que ce chiffre est loin de la vérité, les hommes ayant plus de difficultés à en parler.

Malgré les campagnes publicitaires, comment expliquer l'augmentation des faits de violences conjugales ?
J. D. S :
Aujourd'hui la femme libérée parle, mais faute de moyens, la France a du mal à faire reculer les violences. Il semble que culturellement les femmes soient appelées à être plus maltraités que les hommes et que ce soit encré dans la tradition de l'humanité toute entière.

Comment aidez une femme victime de violences, qui ne veut pas quitter son mari maltraitant ?
J. D. S :
Vous pouvez aider une personne qui ne veut pas partir de chez elle en la conseillant, lui montrant que des lois existent. Toutes les victimes ont la possibilité d'être informées mais elles doivent aussi vouloir en savoir plus. Aujourd'hui, une victime d'abus dans son couple refuse de l'aide, mais demain elle la cherchera. Vous ne pouvez faire aucune démarche à la place de la personne concernée. La machine judiciaire est à refaire dans ce domaine. Sachez que j'ai une association qui aide et accompagne toutes les personnes qui sont victimes de violences.

Quelle est la psychologie d'une femme en proie à la violence ?
J. D. S :
Le comportement de chaque victime varie d'un jour à l'autre : elle en parle et le lendemain, elle fait croire que tout va bien. Ces personnes pourtant en proie aux violences, se murent souvent dans le silence car elles se sentent responsable de ce qui leur arrive et sont très culpabilisées. Lorsqu'une personne est victime de violences, elle n'arrive plus à réagir. Elle est comme paralysée par la situation. C'est grâce à des manuels ou des sites expliquant que la situation qu'elle vit ce n'est pas de sa faute, qu'elle commencera à prendre des dispositions pour trouver de l'aide pour s'en sortir.

Pour en savoir plus :
Judy da Silva, Le harcèlement Conjugal, Mémoires de Plume, 15€


Propos recueillis par Natacha Lieury

Savez-vous décrypter les gestes de votre partenaire ?

Question 1 / 10

Vous présentez votre chéri(e) à vos amis pour la première fois ! Celui(celle)-ci :

Est resté(e) assis(e) la majeure partie de la soirée. Il(elle) avait l'air de s'intéresser à eux même s'il(elle) était dans une phase de retrait.
N'a pas arrêté de gesticuler toute la soirée tellement il(elle) était nerveux.
Avait l'air à l'aise, même s'il(elle) n'a pas parlé à grand monde.

A lire également :

La pilule du lendemain, ca marche comment ?

Rapport non protégé, capote mal utilisée (attention aux ongles !), oubli de pilule... Ces situations (et d'autres encore) sont susceptibles de donner lieu à un [...]

Androgyne : à éviter

Evitez aussi de boire pendant les repas et de manger sucré.

Faut-il se mettre en colère au travail ?

Cela a parfois du bon de piquer une crise au bureau. Quelles sont les règles à respecter lorsque l'on explose devant un collègue ? François Lelord, psychiatre e [...]