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Quelle langue parle notre cerveau ?

Pas polyglotte dans l'âme, le cerveau ne parlerait qu'une seule langue, sa langue maternelle. Une équipe de chercheurs italiens nous expliquent ce phénomène vu de notre matière grise.
Tout se joue avant l'âge de 5 ans
Russe, espagnol ou français… Tout dépendrait à l'origine de notre langue maternelle ! Notre cerveau a bien un idiome de prédilection pour se parler à lui-même et c'est dès la naissance que ce choix s'opère. Une équipe de chercheurs de l'Université Milano-Bicocca a mené l'enquête auprès d'une quinzaine d'interprètes italiens de l'Union européenne pendant plus d'un an. Au final, on apprend donc que le cerveau ne parle qu'une seule langue, celle que nous avons apprise au berceau.
Alors comment cela se passe dans notre tête ? Le professeur Alice Mado Proverbio nous explique que l'annonce de mots prononcés dans la langue maternelle engendre systématiquement une activité électrique accrue. La reconnaissance des mots entraine des différences importantes de l'activité cérébrale selon qu'on parle à une personne dans sa langue maternelle ou dans d'autres idiomes. CQDF !

En ce qui concerne les langues, il faut surtout savoir que tout se joue avant le cap des cinq ans ! L'apprentissage de la langue maternelle, contrairement aux autres langues, se fait avant l'âge de cinq ans. Elle est donc apprise à un âge où le cerveau emmagasine un savoir précoce visuel, acoustique et émotionnel. La langue maternelle stimulerait plus nos neurones puisqu'elle déclencherait de nombreuses associations d'idées. L'activité au niveau cérébral est ainsi augmentée. C'est pourquoi la langue maternelle permet au cerveau de penser, de rêver… Les autres langues apprises après ce stade sont intégrées différemment. Le cerveau ferait une distinction entre les langues apprises tôt dans l'enfance et celles apprises plus tard au cours de la vie.
Mention spéciale pour les personnes bilingues : elles ont appris une seconde langue avant leur cinquième anniversaire et ne présentent donc pas ces distinctions.
Grâce à ces résultats, les médecins pensent en outre résoudre d'autres problèmes liés à la communication par le langage, notamment avec des patients souffrant de troubles tels que la dyslexie ou l'amnésie. A en croire l'étude, il suffirait tout bonnement de laisser bavarder leurs cerveaux.

Pour en savoir plus :
Revue Biological of Psychology, Edition mai 2008

Etes-vous système D ?

Question 1 / 15

Situation critique. Dans votre chambre, une monstrueuse araignée vous nargue au plafond. Impossible de s'endormir dans ces conditions :

Elle veut la guerre, elle l'aura. Vous fabriquez une arme redoutable composée d'un manche à balai et d'une chaussure.
L'union fait la force. Vous ne serez pas trop de deux pour la combattre et appelez une âme charitable à la rescousse !
C'est elle ou vous ! Elle ne daigne pas bouger, très bien. Vous prenez votre couette et allez camper dans le salon.

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