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Contre l'obésité : une taxe sur le grignotage

Un rapport parlementaire, rendu public mardi, propose de lutter contre l'obésité en augmentant la TVA sur le snacking, aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés.
13 millions de personnes en surpoids
Selon une étude de l'Institut national de la santé publiée en 2000, 13 millions de personnes sont en situation de surpoids en France et plus de quatre millions sont obèses. Les hommes plus touchés que les femmes, représente 46,3 % d'individus souffrant d'un problème de poids contre 31,6 % des femmes. De plus en plus concernés, les enfants sont les plus sujets à la pratique du snacking, ce grignotage intempestif entre les repas, favorisé par la présence croissante de distributeurs automatiques dans les lieux publics ou encore la télévision.
Si l'obésité inquiète tant, c'est aussi que le problème devient un enjeu de santé publique. Le coût pour la collectivité commence à être élevé, avec notamment l'augmentation des maladies cardio-vasculaires et de diabète. C'est ainsi que la mission parlementaire évalue l'impact de l'obésité à environ 8% des dépenses de santé, soit 10 à 15 milliards d'euros par an pour l'Assurance maladie d'après le rapport Boyer. Et d'après la députée UMP des Bouches-du-Rhône, si rien n'est fait, l'obésité pourrait toucher un Français sur trois en 2020 et induire 14% des dépenses de santé.

Une mesure contre l'obésité
Est-ce qu'il est normal qu'un kilo de pommes soit taxé comme une pâte à tartiner ?" Pour la députée UMP Valérie Boyer, le passage de 5,5% à 19,6% de la TVA sur les produits gras et sucrés, pourrait lutter activement contre l'obésité. En France, un adulte sur deux est en surcharge pondérale et un sur six est obèse et un enfant sur cinq souffre de surpoids. Le rapport Boyer prend donc position en faveur d'une modulation des taxes sur les produits alimentaires. Et même si la législation pourrait s'avérer compliquée à mettre en œuvre, avec une opposition de la droite et du gouvernement, son action pourrait bel et bien aider à enrayer les produits de grignotage et relancer la consommation de fruits et légumes.
De 5,5%, le taux de TVA passerait progressivement à 19,6%, sur les produits de "grignotage" et de "snacking" tels que les barres chocolatées, les confiseries ou les chips, dont le caractère hyper-calorique est considéré comme étant à l'origine de la montée du phénomène de l'obésité.

Une mesure mal accueillie
Plus sceptiques sur cette mesure, les spécialistes médicaux estiment pourtant qu'une hausse de prix de quelques dizaines de centimes sur les produits en question ne freinerait pas la consommation.
Fin juillet à Bercy, le ministre du Budget Eric Woerth avait de même indiqué qu'il était "hors de question" d'augmenter la TVA sur des produits alimentaires, "surtout dans un contexte de difficultés de pouvoir d'achat pour les Français". Interrogé dernièrement sur Europe 1, le ministre du Travail Xavier Bertrand s'était dit hostile à l'idée. "L'idée d'une nouvelle taxe, je n'y suis pas favorable, parce que vous savez ce qui se passerait ? Ça augmenterait les prix, et je ne suis pas sûr que ça change les comportements", a-t-il dit. L'idée d'une augmentation de la TVA sur les produits trop gras et trop sucrés, vue comme une arme de lutte contre l'obésité par le rapport parlementaire, doit donc encore faire ses preuves.

Es-tu « junk-food » ou diététiquement correct(e) ?

Question 1 / 10

Le matin, tu :

Zappes le petit déj'.
Avale un pain au chocolat ou grignote des petits gâteaux.
Dégaine les céréales, le lait et les fruits frais.

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