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Pourquoi les femmes pleurent-elles plus que les hommes ?

Préparez vos mouchoirs : les larmes seraient typiquement féminines ! A en croire les études du docteur Frédéric Saldmann, auteur de Le grand ménage, pleurer serait véritablement une question d'hormone…
Le grand responsable
On pensait que le fait de pleurer était l'apanage des cœurs trop sensibles. Mieux admis chez la femme, le fait de pleurer est pour un homme, encore culturellement considéré comme un acte de faiblesse, voire de manque de virilité. Mais si les yeux mouillés est un réflexe qui permet de protéger l'œil des agressions extérieures, ils se retrouvent aussi plus volontiers sur les visages féminins que masculins ! Alors : hasard de la nature ou résultats de l'éducation ?
Il semblerait que pleurer à chaudes larmes ne soit pas une question de sensiblerie. Les larmes couleraient en effet sous l'influence des hormones sexuelles, comme le souligne le Dr Frédéric Saldmann dans son ouvrage Le grand ménage. Cet indicateur de nos émotions intérieures les plus intenses serait surtout une conséquence de la physiologie féminine.
Les scientifiques se sont aperçus que les femmes, jusqu'à la ménopause, présentaient un taux de prolactine bien plus élevé que celui des hommes. Fort de ce constat, Frédéric Saldmann met ainsi en lumière le rôle déterminant de notre taux de prolactine pour expliquer le déclenchement des larmes. Sensibles aux hormones sexuelles, les tissus oculaires contiennent des récepteurs à la progestérone, aux androgènes, aux œstrogènes et à la prolactine. Cette dernière hormone, secrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse, évolue selon le cycle hormonal féminin, très chahuté de la puberté à l'âge adulte. Sa concentration est en effet élevée à la naissance, diminue puis augmente à la puberté. Ce phénomène se retrouve donc surtout chez les filles.

Pendant la grossesse
Le taux de Prolactine augmente de même au cours de la grossesse. Cette production hormonale élevée explique aussi l'émotivité de la femme enceinte qui se retrouve facilement la larme à l'œil. La prolactine responsable de la lactation, augmente au moment l'arrivée de bébé, et ce, tant que la mère allaite. En conséquence, si la maman n'allaite pas, sa concentration chute aussitôt.

A lire :
Dr Frédéric Saldmann, Le grand ménage, Editions Flammarion

Etes vous sujette au stress ?

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