psychonet
Ils auraient pu être psys : Marina, voyante

Trois portraits, trois parcours : un ancient réalisateur de film porno , un prêtre et une voyante font part de leur connaissance de l'âme humaine. Cette voyante parisienne de 34 ans, à l'écoute très fine, témoigne de la détresse des personnes qui font appel à elle, comme autant d'appels à l'aide...
Marina, voyante

"Je suis astrologue de formation. J'utilise le tarot, les pierres, la chiromancie et le marc de café comme support en fonction de la question posée et du mode de consultation. Je réalise de la voyance depuis 19 ans, par contact physique direct avec les clients, par la voix (téléphone, enregistrement sur cassette.) ou sur présentation de photos. Mon métier touche parfois à la psychologie. Par exemple, quand je dois répondre à une question concrète mais que le client se refuse à entendre la réponse. C'est un refus de la réalité qu'il manifeste généralement en posant plusieurs fois la même question de manière différente. Comme je ne lui donne pas la réponse qu'il attend et que je sens la panique et le mécontentement naître en lui, je dois trouver en quelques minutes la porte d'entrée de son esprit afin que la personne accepte la vision que j'ai eue. Parfois, cette démarche tient de l'effraction, au contraire du psy qui prend le temps d'installer une nécessaire confiance. Une femme m'a récemment appelée pour savoir quand serait libéré son mari. Je lui ai instantanément annoncé qu'il était en prison parce qu'il avait fait des attouchements sur leur propre fils et sur un autre enfant. Après un long silence, elle m'a avouée que ma vision était juste. A partir de là, elle s'est ouverte. Je l'ai encouragée à faire face à cette situation afin de combattre la culpabilité née de l'acte de son mari et de se rapprocher d'une assistante sociale pour ne pas perdre la garde de son enfant."

"Les voyants sont considérés comme des marginaux"

"Les voyants sont considérés comme des marginaux alors que nous sommes d'un certain côté la première marche vers une insertion sociale. Sans nous, les urgences seraient pleines. J'affirme même que je sauve au moins une personne par jour du suicide : un quart des clients ont le sentiment d'être dans une voie sans issue; un autre vit dans une solitude absolue; le troisième n'a pas envie de confier ses problèmes lourds à ses amis; tandis que le dernier quart consulte par curiosité ou par habitude.Quelle que soit la raison de leur appel, la moitié des clients me rappellent afin de poursuivre avec moi une forme de "thérapie" destinée à les aider à surmonter leurs problèmes. Je prend mes responsabilités vis-à-vis des personnes qui me consultent en leur montrant le chemin vers la solution la mieux appropriée à leur personnalité. Il m'est arrivé de conseiller une jeune fille, qui avait cherché à retenir un homme en étant enceinte, d'avorter. Même si personnellement, par philosophie, je ne l'aurais pas fait. Je pense qu'il faut savoir dépasser ses propres convictions.De toute façon, je n'abuse pas de mon "pouvoir moral" sur les clients. Je leur demande à chaque fois de prendre des notes afin de revenir, une fois seuls, sur mes paroles et de prendre ainsi du recul. Je leur donne également un travail simple à effectuer par rapport à une situation déterminée : il consiste à noter des arguments "pour" et "contre" une décision. Il s'agit là d'une prise de conscience de ce qu'ils peuvent ou non assumer. Bien entendu, je ne réponds jamais aux questions sur la santé, car la loi l'interdit - bien qu'un voyant arrive à détecter des traumatismes particuliers.Je dis toujours à mes clients: "Le futur n'existe pas. On le crée. Il faut vivre ici et maintenant, car seul le présent crée le futur.". Cette vision leur donne le courage d'ouvrir un dialogue avec eux-mêmes. Ainsi, ils se sentent prêts à affronter une situation difficile, ils développent la conscience de leurs actes. Et obtiennent une réelle impression de vivre la vie, et non de la dépenser."

A quel personnage de fiction ressembles-tu ?

Question 1 / 10

Pour toi, le plus important dans la vie c'est :

de se faire plaisir autant qu'on peut
de ne pas se laisser faire par les autres
d'avoir le maximum d'amis pour être heureux

A lire également :

Psychothérapeutes : dérives et déontologie

Tous les psychothérapeutes sont-ils obligés de se soumettre à un code de déontologie ? Quels sont les recours possibles pour le patient en cas de faute ou d'abu [...]

Que signifient nos fantasmes ? La femme sodomisée

Sophie, 32 ans, a pris goût à la sodomie comme on apprend à apprécier les huîtres : progressivement, dans un processus d'initiation. Cette pratique révèle ch [...]

Découverte du gène de l'infidélité chez l' ...

Et si la cause de l'infidélité, ce fléau du couple, était génétique ? Une équipe de chercheurs suédois a enfin mis le doigt sur le grand responsable de l'in [...]