Y a-t-il des risques liés à la consommation de cannabis ?
Comme l'indique le site de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), les raisons pour lesquelles chacun peut être amené à consommer du cannabis diffèrent selon chaque individu, son histoire, son état de santé, son environnement familial et social. Du coup, même si les substances psychoactives ont toutes en commun de produire des effets psychiques (sur l'activité mentale) et somatiques (sur le corps) les effets, les risques et les dangers varient suivant l'usage que l'on en fait. Les usagers de tous âges consomment généralement du hashisch pour le plaisir, la détente et les effets induits: légère euphorie, sentiment d'apaisement et envie spontanée de rire. Mais à dose plus forte, le cannabis peut rapidement entraîner des difficultés à accomplir une tâche, perturber la perception du temps, la perception visuelle, la mémoire immédiate, et provoque une léthargie. Si les effets nocifs du cannabis sur la santé sont à certains égards moins importants que ceux d'autres substances psychoactives (ecstasy, cocaine, héroine...), certains effets, mal perçus de la population et des consommateurs, ont déjà des conséquences importantes et marquent l'existence d'un usage nocif: difficultés de concentration, difficultés scolaires, préoccupations centrées sur l'obtention du produit, contacts avec des circuits illicites...
Peut-on être dépendant au cannabis ?
Selon le MILDT, l'usage répété et l'abus de cannabis entraînent une dépendance psychique moyenne à forte selon les individus. En revanche, les experts s'accordent à dire que la dépendance physique est minime. Toutefois, un usage régulier et intense (plus d'une dizaine de joints/jour), souvent révélateur de problèmes, est préoccupant, surtout lorsqu'il s'agit de très jeunes usagers. Cela concerne environ 3% des consommateurs.
Le hashisch détruit-il réellement les neurones ?
"Penser que le hashisch endommage les neurones du cerveau est archi-faux, explique Pascal Hachet, psychologue et auteur de Ces ados qui fument des joints, (éd. Fleurus). Il s'agit là d'une vieille idée reçue qu'il faut cesser de colporter ". Un vrai risque, en revanche, concerne les personnes particulièrement fragiles psychologiquement: chez elles, le cannabis peut déclencher des hallucinations, des modifications de perception et de prise de conscience d'eux-mêmes (dédoublement de la personnalité, sentiment de persécution).
Le cannabis, la porte ouverte aux drogues dures ?
Là encore, les idées reçues ont la vie longue. Ainsi, selon la Sofrès, 67 % des Français pensaient en 1992 que le cannabis était une première étape vers les drogues dures. Aujourd'hui, selon Pascal Hachet, les Français commencent enfin à dédramatiser le pétard. Et pour cause... Selon de récentes études, seuls 3 à 7% des fumeurs de "haschisch" touchent aussi à des substances plus nocives...
En savoir plus...
- Dictionnaire des drogues, éd.Larousse, 1999.
- http://www.drogues.gouv.fr : site de la MILDT (Mission Interministerielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie).
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