psychonet
Faut-il laisser sa belle-famille intervenir dans l'éducation des enfants ?

C'est souvent au moment de la naissance des enfants que des problèmes se posent avec la belle famille. Pourquoi ? Comment y remédier ? Entretien avec Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre, psychothérapeute et auteur de Repenser le couple (éd. Réponses/Robert Laffont).
Ne pas confondre les rôles...

"Quand un enfant arrive au sein d'un couple, la situation est souvent la même : la mère de madame voudra s'occuper du bébé et la mère de monsieur, elle, n'ira pas sur le territoire de sa belle-fille mais marquera son territoire autour de son fils. C'est souvent problématique", analyse Jacques-Antoine Malarewicz. Les femmes travaillant aujourd'hui autant que les hommes, ce sont souvent les grands-parents, promus baby-sitters, qui gardent les enfants et dès lors des problèmes se posent : "Les grands-parents ont bien sûr le droit de donner un avis sur l'éducation, mais en aucun cas ils ne doivent décider quoi que ce soit. Les enfants doivent sentir que ce sont leurs parents qui décident, sinon, ils vont jouer du conflit entre adultes. Il faut que cette règle du jeu soit clairement énoncée devant eux", prévient le thérapeute.

Profession : grands-parents

En son temps, Victor Hugo avait écrit L'art d'être grand-père. Un art qui demande de la disponibilité, mais s'il apporte beaucoup de reconnaissance. Ici, le rôle des hommes retrouve toute sa plénitude, et il semble que si le beau-père reste souvent en retrait, le grand-père, lui, s'investit. "C'est mon grand-père qui m'a appris à écrire mon nom sur un petit tableau. Il m'a appris tellement d'autres choses: faire du ciment, jouer aux échecs, plus tard découvrir tel ou tel auteur, quand j'ai commencé à lire des livres plus sérieux. Nous avions une très grande complicité, mais nous ne parlions jamais de l'école. Il ne m'a même jamais félicité pour une bonne note ou grondé pour mes écarts de discipline. Ca, c'était le domaine réservé des parents ", se souvient Jérôme. Un bel exemple de complémentarité. Dans les relations familiales, abondance de biens ne nuit pas, bien au contraire. Mais chacun doit apprendre à rester dans son rôle, tout en le jouant pleinement.

A lire également :

Fraîcheur ondulée

Du court, au carré, en passant par le mi-long et le long, voguez entre les 50 coiffures de la saison printemps-été 2010…

Virus H1N1 : les Français prennent le vaccin ...

Après le lancement de la campagne contre la grippe A, les Français semblent encore avoir du mal croire en la nécessité d'une vaccination. Devant une participati [...]

Tout roule... quand il n'y a plus de voitures !

Beurk, comme l'air des villes est irrespirable...La faute à qui ? Aux voitures ! Et si on échappait aux pots d'échappement et qu'on roulait écolo !