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Couple : dis-moi comment tu m'appelles, je te dirai qui tu es !

Il l'appelle "ma biche", "ma puce", "bébé", "choupette", "chatoune" ; elle le surnomme "mon canard", "trésor", "doudou", "mon biquet"... Dans les couples, qui n'a pas son petit nom? Mais à chacun ses dénominations affectueuses, des plus classiques aux plus insolites, et ses explications...
Dresser une liste exhaustive des sobriquets au sein des couples relève de la mission impossible...

Certains créent des diminutifs, d'autres piochent dans le répertoire des grands classiques. Pourquoi cet étrange besoin ? "Parce que la relation amoureuse implique une intimité, qui va se traduire dans le langage", explique Jean-Pierre Chartier, psychologue et psychanalyste, directeur de l'Ecole des Psychologues Praticiens (Paris). L'homo sapiens amoureux invente donc un dialecte, conjugue en duo les mots doux... Mais il ne change pas toujours de formule dans les bras d'une nouvelle partenaire: au palmarès des petits noms, les génériques comme "chéri", "mon coeur", "mon ange", se déclinent facilement dans des relations successives. D'autres, au contraire, composent une nouvelle symphonie de surnoms.

Devenir amoureux, c'est redevenir enfants ensemble !

Pourtant, il serait faux de penser que les amoureux créent leur propre langage, comme le font les jumeaux, par exemple. En réalité, les petits noms affectueux dérivent tout droit du monde de l'enfance. "Devenir amoureux, c'est redevenir enfants ensemble. Le couple va donc retrouver le langage de l'enfance", note Jean-Pierre Chartier. Langage qui est bien souvent directement issu d'un véritable bestiaire : lapin, nounours, poussin... "Tous ces éléments (peluches, doudou...) qui comptent beaucoup durant l'enfance et qui ont été appelés "objets transitionnels" par le psychanalyste anglais Donald Winnicott, nous renvoient directement à ces personnages dont on avait besoin pour s'endormir, se calmer, se sécuriser ", reprend-il. En l'appelant "Choupinou" ou "Chaton", vous faites ainsi s'exprimer l'enfant qui sommeille en vous. Ce qui ne signifie pas pour autant que vous associez votre amour à votre vieille peluche !

Une régression heureuse !

L'imaginaire personnel joue bien sûr un grand rôle: pour l'une, surnommer son cher et tendre "nounours" évoquera chaleur et douceur, tandis que, pour une autre, la dénomination aura une connotation de rondeurs et de pilosité... "Les significations sont très individualisées. J'ai connu une jeune fille qui surnommait son ami " mon gros nain ", ce qui, à priori, n'est guère flatteur. Pourtant, dans son esprit, l'appellation était gentille", explique le directeur de l'Ecole des Psychologues Praticiens. En est-il autant des "papa", "maman", "pépère", "mémère", qui fleurissent sur certaines lèvres, parfois même en public ? "Ces cas-ci sont l'antidote des premiers, annonce Jean-Pierre Chartier en souriant. Ce sont des mots d'adultes qui vieillissent et qui finissent par nommer leurs partenaires sur le modèle de leurs enfants. On n'est alors plus dans une relation de couple mais de filiation ".En résumé, les petits noms dans le couple accentuent l'intimité, créent une sphère de complicité dont les autres sont exclus. Au point que peu dévoilent leurs surnoms, même en psychanalyse... Ils permettent aussi de montrer son affection et de réintégrer quelques instants le monde de l'enfance, d'une manière ludique. Le mot devient jeu. S'agit-il d'une régression ? "Oui, mais d'une régression heureuse !", souligne Jean-Pierre Chartier.

A quel personnage de fiction ressembles-tu ?

Question 1 / 10

Pour toi, le plus important dans la vie c'est :

de se faire plaisir autant qu'on peut
de ne pas se laisser faire par les autres
d'avoir le maximum d'amis pour être heureux

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