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Suicide : une expérience pilote en matière de prévention

Comment sensibiliser les adultes au problème du suicide des jeunes ? Depuis quelques années, quelques expériences pilotes ont vu le jour. Ainsi, depuis 1997, tous les lycées de l'Académie de Paris peuvent faire appel à l'unité mobile d'intervention médico-psychologique du service du docteur Marc Windisch à l'hôpital Esquirol pour prévenir les conduites suicidaires.
Les enseignants sont les adultes les plus au contact des jeunes (parfois même plus que les parents). Or, en les côtoyant chaque jour, ceux-ci sont à même de pouvoir jouer un rôle important dans le dépistage des dépressions et conduites suicidaires des adolescents.
Et si le drame a lieu, ils ont besoin d'être soutenus dans cette épreuve, comme en témoigne cette question posé à Psychonet:
"je viens d'apprendre le suicide d'une de mes élèves (elle avait à peine 18 ans). En tant que professeur principale, je dois demain annoncer cette triste nouvelle à la classe dans laquelle elle était. Comment gérer cette situation, que dire à des adolescents de 16 à 18 ans? D'autant plus que je suis très émue par cette histoire: j'aimais bien cette élève."

Préparer les adultes à être attentifs

Dans tous les établissements de l'Académie de Paris, les professeurs peuvent désormais s'adresser à l'unité mobile d'intervention médico-psychologique de l'hôpital Esquirol pour prévenir les conduites suicidaires ou éviter l'effet de contagion lorsqu'un drame s'est produit. Mission de la structure : "sensibiliser les enseignants à être à même de se rendre compte qu'un adolescent va mal, explique le Dr Windisch. En fait, nous les préparons à être attentifs". Sur le terrain où elle intervient souvent après le traumatisme, l'unité mobilise ainsi des psychiatres et psychologues qui se rendent sur les lieux pour rencontrer les adolescents et le personnel du lycée. Leur méthode? " Il n'y a pas de mode d'emploi, reprend le Dr Windisch. Tout discours formel et généralisant est à proscrire dans notre domaine d'intervention. Notre rôle est d'abord d'essayer d'écouter avec ce que l'on est, car chaque situation est individuelle". Dans la période qui suit le drame ou un acte grave, les enseignants peuvent joindre, même sur une longue période, l'unité mobile, afin d'éviter un effet de contagion toujours possible.

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