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Se laisser aller : tout ce qui peut nous en empêcher

Sommes-nous tous capables de nous laisser buller sans culpabiliser ? L'art de la détente est-il si aisé pour tout le monde ? Pas si sûr ! Alors pourquoi est-ce si difficile de se détendre ?
A une époque où l'on prône le bien-être, la vague zen, la relaxation et le reste, les exercices pour un aller simple vers la détente ne manquent pas : respirer 5 mn de façon régulière et approfondie, prendre conscience et sensation de son corps en partant des pieds puis en remontant progressivement vers la tête...
Simple. Et pourtant, plusieurs freins peuvent se faire ressentir.

La culpabilité

"Je ne peux pas me laisser aller 5 minutes : je n'ai pas le droit ! Avec mon boulot, mes responsabilités..." Combien d'entre nous tiennent ce discours ?
En effet, buller équivaut à prendre un temps pour soi, faire abstraction des autres, se centrer sur son Moi propre et cette attitude peut paraître trop "narcissique". Et pourtant : chacun sait à quel point il peut être agréable de s'occuper de soi et se retrouver dans une bulle bien douillette, alors pourquoi se refuser ce petit privilège ?
La culpabilité est un des fléaux psychologiques les plus vicieux et les plus redoutables. Elle nous empêche de nous faire plaisir en nous disant : "Je n'ai pas le droit d'être heureux". Mais qui parle en nous à ce moment là ? Posez-vous la question...
Aux coupables de la détente : tentez l'expérience, ne serait-ce qu'une fois, en vous disant haut et fort : "J'ai le droit !"

La peur de "se lâcher"

Qui dit lâcher prise, dit accepter de ne plus contrôler... Or, pour ne plus contrôler en toute sécurité, il faut avoir confiance en soi et surtout en notre environnement, tant réel que psychologique. Un PDG sollicité en permanence, avec de nombreuses responsabilités aura du mal à se laisser aller, tant il est habitué à un environnement extérieur mais aussi intérieur de décision permanente, de stress, de rapidité... En un mot, de contrôle et de maîtrise de la situation. Apprendre à ne plus maîtriser et à se laisser être : voilà pour lui un défi de taille !
Psychologiquement parlant, la capacité à se "lâcher" renvoie à la notion de contenant.
Il faut avoir été suffisamment contenu (c'est à dire porté, soutenu, encadré...) pour avoir une expérience positive de l'abandon à l'autre. Tout comme le bébé a besoin d'une mère en qui il ait confiance, qui le porte et le protège, les adultes que nous sommes avons besoin de nous sentir en confiance avec l'autre, avec l'environnement mais surtout avec nous mêmes pour accepter de nous abandonner...
Enfin, peut-être ne sommes-nous pas convaincus intérieurement de l'importance de ces moments avec nous-mêmes... Pourtant, un temps de rendez-vous avec soi-même c'est un temps plein de richesses mais aussi de ressources, ressources nécessaires pour repartir dans le tourbillon de la vie !

Savez-vous vous reposer (pour de vrai) ?

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