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Quand l'hypnose remplace les antalgiques...

D'un vol plané dans les escaliers à la fin des antalgiques. Pour Céline*, le recours à l'hypnose s'avère très efficace. Témoignage.
Un accident traumatisant

En 1994, à l'âge de 33 ans, Céline* dévale un escalier, fait un vol plané et retombe sur le dos sur une arête de marche tranchante : elle se brise une vertèbre, est corsetée pendant 18 mois du haut du cou jusqu'au bassin. Les antalgiques ingurgités à doses massives n'ont que peu d'effet sur les douleurs atroces dont elle souffre pendant trois ans.

La découverte de l'hypnose

Lors d'un séminaire sur l'hypnose auquel elle assiste, elle accepte de se prêter à une séance devant un parterre de professionnels. C'est un psychiatre américain, spécialiste de la douleur, qui opére : "Il m'a d'abord demandé de quantifier de 1 à 10 mon degré de douleur", raconte Céline, "je l'ai évalué à 9. Il m'a demandé de me concentrer sur le point central de ma douleur, de la pointer comme si j'avais dans les mains un stylo laser. J'y suis parvenue si précisément que c'est devenu à la limite du supportable. Puis il m'a dit d'inspirer et d'expirer aussi fort que possible, pour chasser la douleur. La séance a duré une heure. Je crois que la transe était profonde car je ne me souviens presque de rien. Je n'ai pas parlé. J'en suis sortie fatiguée, hébétée. Mais je n'avais plus mal. Ma douleur était retombée à 2 sur l'échelle des valeurs."
Depuis, Céline ne prend plus d'antalgiques qu'irrégulièrement. Elle s'est resservie seule de l'exercice du laser et de la respiration pour maîtriser sa douleur. Au cours de la séance, elle a également réussi à chasser la crainte post traumatique qui accompagnait ses mouvements. Les médecins l'avaient prévenue qu'elle risquait d'être paralysée si elle rechutait. Elle a retrouvé confiance en elle.

Pourquoi s'arrêter là ?

Convaincue des bienfaits de l'hypnose, elle a ensuite pratiqué des séances en relais (plusieurs séances consécutives) pour vaincre son stress et son surmenage professionnel. Récemment, elle a ainsi réussi à arrêté de fumer : "Je fumais un paquet et demi par jour. Je toussais chaque matin un quart d'heure, j'avais des rhinites et des allergies importantes, et aussi une forte motivation pour arrêter. Je suis allée voir un généraliste qui pratique l'hypnose : je ne voulais pas qu'un psy me dise que cela cachait d'autres problèmes ! Il m'a demandé de me situer dans un lieu agréable. Je devais porter un sac dans chaque main, à main droite mettre tous les objets agréables et à main gauche tous ceux dont je voulais me débarrasser : un paquet de cigarette, un briquet, un cendrier, la fumée... Puis il m'a demandé de jeter tous ces objets dans un endroit très loin pour m'en débarrasser... J'ai choisi la mer où j'étais sûre de ne pas les retrouver. Je suis sortie détendue et reposée. Une seule séance a suffit pour que j'arrête de fumer".

* Le nom a été changé à la demande de l'interviewée

En savoir plus...

Vous pouvez vous procurer la liste des praticiens formés à cette méthode, auprès de :
L'Institut Milton Erickson
11 avenue Bois
78620 L'étang la Ville
Tél. 01 39 16 17 12

A lire :
- L'hypnose thérapeutique, Milton Erickson, éd. ESF
- Ma voix t'accompagnera : Milton Erickson raconte, Sydney Rosen, éd ESF
- Erickson, hypnose et psychothérapie, Dr Dominique Megglé, éd, Retz
- Soigner par l'hypnose, G.Salem-Editions Masson, coll. Médecine et psychothérapie
- La technique d'Erickson, Jeffrey.K.Zeig-Hommes et Groupes éditeurs

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