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Un cerveau plus costaud contre la douleur

Même si le cerveau ne peut pas se muscler à proprement parler, il peut développer sa masse. D'ailleurs, c'est en renforçant une zone particulière de région centrale cérébrale que nous pourrions diminuer la douleur. Et si la méditation pouvait nous y aider ? Explications
Épaissir sa masse cérébrale contre la douleur… L'idée vous parait insensé et pourtant…. Une étude de chercheurs de l'Université de Montréal dirigée par Joshua Grant a établi qu'on pouvait renforcer la région centrale du cerveau (ou cingulum antérieur) qui régule la douleur et les émotions, grâce à la pratique de la méditation Zen. L'exercice de cette discipline méditative vieille de plusieurs siècles, aurait des vertus pour réduire la sensibilité à la douleur du fait de l'augmentation de l'épaisseur du cerveau qu'elle engendrerait.

Comme l'explique Joshua A. Grant, "La pratique assidue de la méditation Zen semble avoir un effet sur l'épaisseur de certaines régions du cortex et l'augmentation de l'épaisseur corticale aurait pour effet, selon toute vraisemblance, de diminuer la sensibilité à la douleur." Ces résultats corroborent d'ailleurs ceux d'une étude antérieure sur le rôle de la méditation Zen dans la régulation de la douleur.

Une diminution de 18 % de la douleur aurait été constatée chez les adeptes de cette méditation. Pour le chercheur, "les postures souvent douloureuses associées à la méditation Zen pourraient contribuer à l'épaississement du cortex et à une meilleure tolérance de la douleur ", ce qui pourrait signifier que la pratique de la méditation pourrait être utile d'une manière générale dans la prise en charge de la douleur, pour la prévention de la perte de matière grise liée au vieillissement et pour toute affection caractérisée par une altération de la matière grise tels que les accidents vasculaires cérébraux.
La piste de la pratique de la méditation Zen pourrait d'ailleurs ouvrir la voie à de nouvelles perspectives sur le traitement et la gestion de la douleur. "Si la méditation peut modifier la réaction à la douleur chez une personne et par conséquent lui permet de diminuer la prise d'analgésique nécessaire pour soulager ses maux, ce serait un grand pas en avant », conclut Joshua Grant.

Source :
Communiqué de presse, Université de Montréal, mars 2010

Vous laissez-vous envahir par vos émotions ?

Question 1 / 10

Votre ami(e) vous envoie un message pour vous prévenir qu'il(elle) vous appelle dans une heure. A la fin de la journée toujours rien. Vous :

Bouillonnez intérieurement d'avoir été ainsi trahi.
Pensez qu'il(elle) a sûrement eu un empêchement.
Etes décidé(e) à ne pas répondre quand il(elle) refera surface.

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